Une nouvelle découverte sur le métabolisme du fer pour améliorer le traitement de l’anémie
Un tiers de la population mondiale souffre d’anémie Le plus souvent, les patients présentent un défaut de production de globules rouges, un manque de fer dans le sang ou encore des maladies génétiques comme les thalassémies .
Une nouvelle étude menée par des chercheurs et chercheuses de l’Inserm au sein de l’Institut de recherche en santé digestive (Inserm/INRAE/université Toulouse III – Paul-Sabatier/École nationale vétérinaire de Toulouse) s’est intéressée au mécanisme du métabolisme du fer pour améliorer la prise en charge de l’anémie.
Dans le cadre de cette recherche, l’équipe a identifié le rôle majeur d’une protéine appelée FGL1 dans le métabolisme du fer. Ces résultats ont été publiés dans la revue Blood. En 2014, un gène avait été identifié mais les scientifiques étaient certains qu’une seconde protéine, inconnue jusqu’ici, exerçait une fonction similaire.
Deux brevets déposés
Les chercheurs ont confirmé cette hypothèse grâce à de nouvelles expériences menées dans des modèles murins d’anémie. Ainsi, ils ont étudié « le mécanisme lors d’une synthèse accrue de globules rouges visant à corriger une anémie induite chez la souris et chez des souris atteintes de thalassémie », détaille le communiqué de l’Inserm.
Les scientifiques ont d’abord étudié les mécanismes moléculaires activés dans le foie des animaux pour identifier les gènes dont l’expression était augmentée lors de l’anémie. Ils ont ainsi constaté que l’expression du gène codant pour la protéine FGL1 était augmentée dans le foie lorsque la concentration en oxygène diminue. « Outre les aspects fondamentaux de ces travaux dans la compréhension de l’anémie, nous pensons que l’identification du rôle de FGL1 conduira au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques pour le traitement d’anémies d’origines diverses et pour lesquelles les traitements actuels sont inefficaces », souligne Léon Kautz, chargé de recherche à l’Inserm.
D’autres travaux doivent permettre de vérifier que les taux de FGL1 sont bien augmentés dans le sang de patients atteints de différents types d’anémie. Pour le moment, ces résultats ont déjà donné lieu à deux dépôts de brevet par Inserm Transfert dont un qui vise à mieux traiter les anémies consécutives à des maladies chroniques.
Source : santemagazine.fr