Quand ne pas prescrire triméthoprime-sulfaméthoxazole dans les infections urinaires ?

Quand ne pas prescrire triméthoprime-sulfaméthoxazole dans les infections urinaires ?

L’infection des voies urinaires est l’infection bactérienne la plus fréquente chez les femmes. Aux États-Unis, avec la nitrofurantoïne, le  triméthoprime-sulfaméthoxazole (TMP-SMX) est recommandé comme l’un des traitements empiriques de première intention pour la cystite aiguë non compliquée. E coli est l’agent causal le plus courant des infections urinaires et les taux de résistance au TMP-SMX sont très différents selon les régions géographiques, avoisinant souvent 20 %. Cependant, les directives de l’Infectious Diseases Society of America (IDSA) pour la cystite non compliquée précisent également que le TMP-SMX doit être évité si l’on sait que le taux de résistance d’ E. coli dépasse 20 % ou si le patient a des antécédents récents d’infection urinaire dans les trois mois, car son utilisation dans les zones de forte résistance entraîne un échec clinique et bactériologique. Avec des taux de résistance en hausse, ces échecs thérapeutiques sont source de pyélonéphrite avec septicémie, d’atteinte rénale et autres complications.

De plus, avec un nombre limité d’antibiotiques disponibles pour traiter les infections urinaires et une sélection encore plus limitée par des facteurs spécifiques au patient (allergies, interactions médicamenteuses, comorbidités), d’autres stratégies sont requises afin de mieux identifier les candidats appropriés pour l’utilisation du TMP-SMX.

L’objectif de cette étude rétrospective multicentrique qui a inclus des patients adultes venus dans 12 services d’Urgences avec une uroculture positive à E coli, entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2019, était d’identifier les facteurs de risque de résistance d’E coli au TMP-SMX afin d’orienter la prescription d’antibiotiques empiriques. Une régression logistique a permis d’évaluer la relation entre les facteurs de risque potentiels et la résistance au TMP-SMX. Les urocultures étaient considérées comme positives si elles contenaient au moins 1 isolat significatif. Lorsque la culture contenait 1 uropathogène, une quantité de ≥ 10 000 UFC/mL pour un échantillon collecté par des méthodes non-invasives et toute quantité collectée par des méthodes invasives étaient considérées comme significatives.

Trois facteurs prédictifs de résistance

Parmi les 427 patients d’un…

Pour en savoir plus rendez-vous sur : JIM

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L’infection des voies urinaires est l’infection bactérienne la plus fréquente chez les femmes. Aux États-Unis, avec la nitrofurantoïne, le  triméthoprime-sulfaméthoxazole (TMP-SMX) est recommandé comme l’un des traitements empiriques de première intention pour la cystite aiguë non compliquée. E coli est l’agent causal le plus courant des infections urinaires et les taux de résistance au TMP-SMX sont très différents selon les régions géographiques, avoisinant souvent 20 %. Cependant, les directives de l’Infectious Diseases Society of America (IDSA) pour la cystite non compliquée précisent également que le TMP-SMX doit être évité si l’on sait que le taux de résistance d’ E. coli dépasse 20 % ou si le patient a des antécédents récents d’infection urinaire dans les trois mois, car son utilisation dans les zones de forte résistance entraîne un échec clinique et bactériologique. Avec des taux de résistance en hausse, ces échecs thérapeutiques sont source de pyélonéphrite avec septicémie, d’atteinte rénale et autres complications.

De plus, avec un nombre limité d’antibiotiques disponibles pour traiter les infections urinaires et une sélection encore plus limitée par des facteurs spécifiques au patient (allergies, interactions médicamenteuses, comorbidités), d’autres stratégies sont requises afin de mieux identifier les candidats appropriés pour l’utilisation du TMP-SMX.

L’objectif de cette étude rétrospective multicentrique qui a inclus des patients adultes venus dans 12 services d’Urgences avec une uroculture positive à E coli, entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2019, était d’identifier les facteurs de risque de résistance d’E coli au TMP-SMX afin d’orienter la prescription d’antibiotiques empiriques. Une régression logistique a permis d’évaluer la relation entre les facteurs de risque potentiels et la résistance au TMP-SMX. Les urocultures étaient considérées comme positives si elles contenaient au moins 1 isolat significatif. Lorsque la culture contenait 1 uropathogène, une quantité de ≥ 10 000 UFC/mL pour un échantillon collecté par des méthodes non-invasives et toute quantité collectée par des méthodes invasives étaient considérées comme significatives.

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