ACCORD pour le fénofibrate en prévention de l’insuffisance cardiaque dans le diabète de type 2

ACCORD pour le fénofibrate en prévention de l’insuffisance cardiaque dans le diabète de type 2

Chez les patients atteints de diabète de type 2 (DT2), le risque d’insuffisance cardiaque est élevé et de mauvais pronostic. Les facteurs favorisants sont nombreux, en premier lieu la maladie coronarienne qui se greffe volontiers sur une cardiopathie sous-jacente. La correction d’une dyslipidémie est à l’évidence impérative et les statines jouent ici un rôle primordial.

Le recours au fénofibrate est concevable, en cas d’effet insuffisant des statines, surtout s’il existe une hypertriglycéridémie. Les fibrates agissent principalement par activation des récepteurs hormonaux intranucléaires appelés PPARα (peroxisome proliferator activating receptors alpha) qui interviennent dans la transcription des gènes impliqués dans le métabolisme des lipoprotéines. Bien moins puissants que les statines, il n’en apporterait pas moins d’autres bénéfices thérapeutiques, comme peut-être la prévention de l’insuffisance cardiaque au cours du diabète de type 2.

C’est ce que suggèrent certains résultats de l’étude randomisée ACCORD (Action to Control Cardiovascular Risk in Diabetes lipid trial), sur 5 518 patients (femmes : 31 % ; âge médian 62 ans) atteints d’un diabète de type 2 et suivis pendant 4,7 années (médiane). Il existait des antécédents d’insuffisance cardiaque dans 5 % des cas.

Un bénéfice en cas de traitement standard du diabète

Les données ont été traitées au moyen du modèle des risques proportionnels de Cox, une stratification étant en outre réalisée en fonction du traitement intensif ou standard du diabète.

Dans le groupe fénofibrate, les hospitalisations pour insuffisance cardiaque et les décès d’origine cardiovasculaire ont été moins fréquents que dans le groupe placebo, soit 6,9 % (n = 190) versus 8,3 % (n = 228), ce qui conduit à un hazard ratio (HR) de 0,82 (intervalle de confiance à 95 % IC 95% 0,68-1,00 (p = 0,048). Cet effet bénéfique a été l’apanage des patients dont le diabète était traité de manière standard, le HR étant alors de 0,64 (IC 95% 0,48-0,85). Rien de tel en cas de traitement intensif, le HR étant de 1,02 (IC 95% 0,79-1,33 (p interaction = 0,017).

Des résultats comparables ont été obtenus quand l’analyse a porté uniquement sur les hospitalisations liées à l’insuffisance cardiaque. L’effet du fénofibrate sur les lipides sanguins n’a pas été influencé de…

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