Santé Scolaire et Universitaire : Dr Karamo Kaba interpelle les autorités de la transition guinéenne sur les Problèmes rencontrés par cette catégorie sociale
Le besoin urgent en santé scolaire et universitaire en Guinée prouve à suffisance que cette catégorie sociale est aujourd’hui confrontée à de nombreux problèmes de santé comme :
La grossesse non désirée ou précoce, les maladies sexuellement transmissibles comme ( le VIH/SIDA, la syphilis, les herpès, les hépatites , chlamydias, les trichomonas…), la toxicomanie généralisée, l’alcoolisme, la délinquance juvénile, les violences du genre se perpétuant à l’âge adulte.
Malgré ces nombreux problèmes de santé que rencontrent les élèves et étudiants guinéens, il existe très peu malheureusement de structures sanitaires qui leur sont dédiées.
A dire vrai, les grandes universités du pays doivent systématiquement avoir des centres médicaux, équipés et dotés des personnels qualifiés, composés notamment des psychologues, des spécialistes, des gynécologues, des généralistes et des points de ventes de médocs.
Les grands lycées des grandes villes du pays dont l’effectif maximum pourrait atteindre un nombre de 500 élèves doivent abriter également des infirmeries et des centres de rééducation pour permettre aux élèves de mieux s’informer sur leur environnement sanitaire.
Toutes les écoles primaires dont l’effectif dépasse 300 personnes doivent disposer des centres de santé scolaire composés des infirmières,des pédiatres, des points de vente de médicaments essentiels approvisionnés par la Pharmacie Centrale de Guinée.
Ces structures sanitaires ne doivent être uniquement réservées qu’aux élèves et étudiants. Ils doivent offrir des prestations curatives pour les maladies les plus fréquentes dans notre société mais aussi faire de la prévention leur cheval de bataille à travers les visites médicales, les vaccinations séquentielles et la promotion de la santé publique.
Chaque établissement public du pays doit disposer un centre d’écoute intégré au centre médical universitaire ou scolaire dont la confidentialité des dossiers médicaux des élèves et étudiants constitueront la pierre angulaire de la fréquentation de tout service de santé par ces jeunes concernés.
Les responsables de chaque école ou université doivent veiller à la bonne marche et au respect des activités qui seront mises sur pied pour satisfaire les besoins en santé des scolaires et universitaires.
Pour pérenniser ce système de santé, il faudrait alors se pencher sur le volet économique, pour dire qu’il faut progressivement une subvention des consultations et une subvention des médicaments essentiels dispensés.
Ce qui permettra de rendre efficace et opérationnel les missions des personnels de santé qui seront à la prise en charge de ces jeunes élèves et universitaires.
Les partenaires techniques et financiers de l’Etat peuvent considérablement accompagner les autorités du pays à la réalisation de ce grand projet qui va donc réduire de manière systématique les violences basée sur le genre et les transmissions des maladies.
Le ministère de la santé, de l’éducation, de l’action féminine, de l’enseignement professionnel, de finance peuvent véritablement procéder à une évaluation préalable des sites d’implantation et des coûts de construction des infrastructures sanitaires dans ces écoles et universités identifiées.
Pour finir, je demande aux autorités de la transition de fournir un effort considérable dans ce sens, d’orienter certaines de leurs actions de réfondation de l’Etat vers cet angle, car en réalité, aucune société ne peut s’épanouir en tournant dos au système de santé scolaire et universitaire.
Dr Karamo Kaba
Fondateur de l’Assistance Médicale Mobile Guinée
Pharmacien Écrivain Auteur
Coach en Psycho sexuel