Nouveau variant d’Omicron : plus transmissible, indétectable… Que va provoquer la souche BA.2 ?

Il n’aura suffi que de quelques jours pour que les épidémiologistes changent de discours. Si en début de semaine, des spécialistes voyaient l’épidémie s’étioler à court terme, d’autres changent de discours à la vue de l’augmentation continue des cas, qui pourrait révéler l’apparition d’un nouveau variant.

Comme Delta avant lui, le variant Omicron a donné naissance à un sous-variant, changeant possiblement le destin de l’épidémie en cours. Alors que la France est en train de passer le pic épidémique de la 5e vague de Covid-19,l’apparition de ce nouveau variant,baptisé BA.2, aurait relancé la circulation du virus en France.

Selon le professeur Antoine Flahault, épidémiologiste et directeur de l’Institut de Santé globale à l’université de Genève interrogé par La Dépêche, le rebond très récent des contaminations pourrait avoir été causé par la souche BA.2. Voici ce que l’on en sait.

  • Les contaminations de nouveau en augmentation

Ce mercredi 19 janvier, dans nos colonnes, le professeur Antoine Flahault, épidémiologiste et directeur de l’Institut de Santé globale à l’université de Genève, indiquait finalement ne pas être « totalement confiant sur les prévisions que l’on peut faire aujourd’hui sur le pic de la 5e vague et sur une décrue potentiellement rapide ». Alors que plusieurs grands noms de l’épidémiologie prédisaient quelques heures auparavant un début de printemps sans Covid, le professeur genevois se montre plus prudent : « On n’est pas dans une situation très favorable en France pour parler de décrue épidémique ».

Ce mercredi 19 janvier, dans nos colonnes, le professeur Antoine Flahault, épidémiologiste et directeur de l’Institut de Santé globale à l’université de Genève, indiquait finalement ne pas être « totalement confiant sur les prévisions que l’on peut faire aujourd’hui sur le pic de la 5e vague et sur une décrue potentiellement rapide ». Alors que plusieurs grands noms de l’épidémiologie prédisaient quelques heures auparavant un début de printemps sans Covid, le professeur genevois se montre plus prudent : « On n’est pas dans une situation très favorable en France pour parler de décrue épidémique ».

En cause, un rebond très récent des contaminations dans le pays. En l’espace de 24 heures, la France a enregistré 436 167 nouveaux cas de Covid-19. Sur les sept derniers jours, les autorités sanitaires ont enregistré en moyenne 320 069 nouveaux cas de Covid-19 chaque jour : un indicateur en augmentation, de nouveau depuis la fin de la semaine dernière, …

« Au Royaume-Uni, le nombre de nouveaux de Covid-19 diminue de moitié tous les sept jours, explique le professeur Antoine Flahault. On s’attendait à ce que la France emboîte le pas du Royaume-Uni, avec deux semaines de décalage : ce n’est pas le cas ». Selon l’épidémiologiste, c’est le sous-variant d’Omicron, le BA.2 qui « pourrait être à l’origine de l’augmentation très récente des contaminations que l’on est en train d’observer. »

Ce sous-variant présenterait neuf mutations supplémentaires au niveau de la protéine Spike, selon le site covariants.org.C’est par cette protéine que le virus va infecter nos cellules, et par elle aussi que les vaccins vont cibler afin de pouvoir agir.

  • Un variant indétectable aux tests PCR

Une des craintes majeures liées à ce sous-variant, qui n’a d’ailleurs ni été classifié ni renommé par l’OMS, est sa détection par les tests. Celui-ci serait en effet plus difficilement repérable, puisqu’il échappe complètement à la stratégie « SGTF » permettant de détecter le variant via les tests PCR. Cette impossibilité à le repérer serait due à la différence qu’il porte face à la variété « standard » d’Omicron.

Il possède « un avantage de transmission »

Ce sous-variant est déjà présent au Royaume-Uni, mais aussi en Allemagne et dans d’autres pays asiatiques, à l’instar des Philippines. Au Danemark, la situation est encore plus inquiétante : il vient de devenir majoritaire. En Inde, il l’est depuis plusieurs jours, selon la plateforme internationale GISAID .

L’inquiétude que suscite ce variant repose sur sa contagiosité. Dans plusieurs pays, BA.2 a pris le pas sur Omicron, et au Danemark, le nombre de cas quotidiens est reparti à la hausse. « On suspecte fortement un avantage de transmission car il y avait pas mal de cas de BA.1 dans ces pays » a confirmé Etienne Simon-Lorière, responsable de l’unité de génomique évolutive des virus à ARN à l’Institut Pasteur, dans les colonnes du Parisien 

l’épidémiologiste Antoine Flahault, ceci serait dû à un « échappement immunitaire ». Concrètement, cela signifie que les anticorps suscités après une infection ou à la vaccination seraient moins performants pour bloquer ce nouveau variant.

  • La crainte d’un variant plus virulent

La virulence du variant interroge. Alors qu’avec Omicron, le risque de contracter une forme grave de Covid-19 est fortement réduit, en sera-t-il de même avec BA.2 ? Selon Etienne Simon-Lorière, qui s’est exprimé dans les colonnes du Parisien, « en l’état actuel des données, c’est peu probable » : « Les deux virus sont suffisamment proches au niveau de la protéine Spike pour penser qu’ils se comportent à peu près de la même façon. »

Sur Twitter, le virologue à l’Imperial College de Londres Tom Peacock a déclaré que « les observations très préliminaires en Inde et au Danemark suggèrent qu’il n’y a pas de grosse différence de gravité par rapport à BA.1. Ces données devraient se solidifier (dans un sens ou dans l’autre) dans les semaines à venir. 

Source : ladepeche.fr

actusantemag

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