HTA + hypokaliémie, il faudrait pourtant rechercher un hyperaldostéronisme primaire !

Le diagnostic d’hypertension artérielle doit en toute rigueur déboucher sur un bilan étiologique qui comporte la recherche d’un hyperaldostéronisme primaire, notamment en cas d’hypokalièmie. Cette recommandation officielle est-elle suivie en pratique médicale courante ? Une étude rétrospective canadienne incite à répondre par la négative à cette question.

L’analyse des données a porté sur 26 533 adultes chez lesquels une HTA traitée ou non avait été associée à une hypokaliémie (< 3,5 mEq/l) entre 2009 et 2015, un suivi étant par ailleurs assuré jusqu’en 2017. La recherche d’un hyperaldostéronisme primaire au moyen de l’estimation du rapport aldostérone : rénine n’a été effectuée que dans une proportion infime de cas, en l’occurrence 422 soit 1,2 % de la cohorte. Le fait de prendre en compte le nombre de dosages pathologiques n’a que peu d’effet : un seul dosage conduit à cette recherche dans 1 % des cas (158/15 983) versus 4,8 % (71/1494) quand l’hypokaliémie est objectivée à plus de cinq reprises.

La sévérité du désordre biologique n’a pas non plus beaucoup d’influence : devant un potassium sérique < 3,0 mEq/l, la recherche d’un hyperaldostéronisme primaire ne survient que dans 3,9 % des cas (58/1422). Chez le sujet âgé recevant ≥ 4 antihypertenseurs, elle ne dépasse pas le 1 %.

Un peu plus souvent dépisté chez le spécialiste

L’éventualité de ce dépistage augmente un peu chez les….

Pour en savoir plus rendez-vous sur : JIM

actusantemag

Site santé

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :