Une explication possible des morts subites inexpliquées dans l’épilepsie pharmacorésistante

Une explication possible des morts subites inexpliquées dans l’épilepsie pharmacorésistante

L’épilepsie est associée à un risque accru de maladie cardiovasculaire et de mortalité prématurée, notamment de mort subite inattendue étiquetée SUDEP (sudden unexpected death in epilepsy). Ses mécanismes restent mal connus, alors que son incidence annuelle serait de l’ordre de 1,2 cas pour 1 000 patients.

Le principal facteur de risque est le mauvais contrôle de la maladie qui aboutit à des crises généralisées d’emblée ou secondairement, mais récurrentes. Le rôle des arythmies cardiaques dans le risque de SUDEP est volontiers évoqué, quoique rarement prouvé, leur nature paroxystique les rendant peu accessibles aux examens de routine.

Une étude de cohorte prospective s’est donnée pour objectif de détecter les arythmies cardiaques chez les patients atteints d’épilepsie chronique pharmacorésistante (depuis au moins 5 ans). Elle a principalement reposé sur l’implantation sous-cutanée de petits dispositifs de monitorage cardiaque qui ont permis d’enregistrer le rythme cardiaque pendant un suivi d’au moins 12 mois.

Les antécédents de maladie cardiovasculaire ou l’existence d’anomalies sur l’électrocardiogramme de repos à 12 dérivations étaient les principaux motifs d’exclusion de l’étude. Les dispositifs ont été programmés pour enregistrer automatiquement les épisodes de tachycardie ≥140 battements par minute (bpm), de bradycardie ≤40 bpm pendant ≥3 secondes ou d’asystolie ≥3 secondes.

Fréquence élevée des arythmies cardiaques cliniquement significatives

Trente et un patients ont fait l’objet d’un monitorage cardiaque sous-cutané pendant une durée médiane de 2,2 ans (écart interquartile 0,5-4,2). Pendant cette période, 28 (90,3 %) patients ont présenté des épisodes de tachycardie sinusale soutenue (≥30s), 8/31 (25,8 %) une bradycardie sinusale et 3 (9,7 %) une asystolie. Dans trois cas (9, 7 %), il s’est agi d’arythmies cardiaques graves qui ont nécessité une prise en charge spécifique lourde.

Un patient a présenté un arrêt sinusal prolongé et un autre une asystolie ventriculaire (>6 secondes) qui ont conduit, dans un cas, à l’implantation d’un stimulateur cardiaque. Le troisième patient, atteint d’une…

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