Insuffisance cardiaque à fonction systolique préservée (HFpEF 2026 ) : les 10 changements que tout cardiologue doit connaître
1. La HFpEF est un syndrome hétérogène
Chaque patient présente un profil spécifique associant obésité, diabète, hypertension, maladie rénale, fibrillation atriale ou amylose.
2. Le diagnostic doit être précoce
Les scores H₂FPEF et HFA-PEFF restent des outils utiles pour orienter le diagnostic.
3. Les biomarqueurs gardent une place centrale
Les peptides natriurétiques demeurent essentiels, tout en gardant à l’esprit qu’ils peuvent être faussement bas chez les patients obèses.
4. Les inhibiteurs de SGLT2 sont désormais incontournables
Empagliflozine et dapagliflozine doivent être envisagées chez la majorité des patients HFpEF, indépendamment du diabète.
5. L’obésité devient une cible thérapeutique
La perte pondérale n’est plus seulement un conseil hygiéno-diététique : elle constitue un véritable traitement de la maladie.
6. Les agonistes du GLP-1 prennent une place croissante
Chez les patients obèses, ils améliorent symptômes, qualité de vie et capacité fonctionnelle.
7. La fibrillation atriale doit être recherchée activement
Son diagnostic précoce et son contrôle optimal sont devenus une priorité.
8. La maladie rénale chronique doit être intégrée à la stratégie thérapeutique
La prise en charge cardiaque et rénale doit être pensée conjointement.
9. L’activité physique est un traitement
L’exercice structuré améliore les symptômes, la qualité de vie et les capacités fonctionnelles.
10. Une approche multidisciplinaire est indispensable
Cardiologues, internistes, diabétologues, néphrologues, nutritionnistes et réadaptateurs doivent travailler ensemble pour optimiser les résultats.
Le message fondamental de cette mise à jour est clair : nous passons d’une approche centrée sur le cœur à une approche centrée sur le patient et son phénotype cardio-réno-métabolique.
La HFpEF entre pleinement dans l’ère de la médecine personnalisée.