Efficacité de la polypill en prévention secondaire cardiovasculaire, ça se confirme !

Efficacité de la polypill en prévention secondaire cardiovasculaire, ça se confirme !

Depuis quelques années, de nouvelles stratégies médicamenteuses de prévention ou réduction des événements cardiovasculaires majeurs sont étudiées chez les patients atteints de maladies cardio-vasculaires (MCV) et en particulier d’un infarctus du myocarde (IDM), en particulier des thérapies combinées à dose fixe, dites « polypilule » (polypill en anglais). Cette stratégie avait été développée principalement pour les pays en développement afin de faciliter le contrôle du

risque cardiovasculaire.Une revue des six derniers essais évaluant la polypilule en prévention secondaire des MCV publiée en juin 2022 avait conclu à l’insuffisance des données pour valider leur utilisation, essentiellement en raison de biais méthodologiques et d’un taux d’événements faible [1].Depuis, de nouvelles études de prévention ont été publiées apportant des résultats encourageants.

L’étude PolyIran

Cet essai randomisé conduit en Iran visait à évaluer l’efficacité préventive des MCV et la sécurité d’une polypilule à quatre composants : aspirine, atorvastatine, hydrochlorothiazide et énalapril ou valsartan [2].Les groupes (villages) ont été répartis aléatoirement entre, pour l’un, des interventions préventives non pharmacologiques (groupe de soins minimaux) et pour l’autre une prise quotidienne unique de polypilule.

Entre février 2011 et avril 2013, 6 838 personnes ont été recrutées, 3 417 dans le groupe de soins minimaux et 3 421 dans le groupe polypilule. Au cours du suivi, 8,8 % des participants du groupe de soins minimaux ont subi des événements CV majeurs, contre 6 % dans le groupe polypilule (hazard ratio* HR 0,66, intervalle de confiance [IC] à 95% 0,55-0,80). L’adhésion au traitement était bonne et le nombre d’événements indésirables faible. Les auteurs concluaient que l’utilisation de la polypilule avait été efficace en prévention primaire et secondaire des événements CV majeurs.

L’essai SECURE [3].

Une étude de phase 3, randomisée et contrôlée, menée dans 113 centres européens, a été publiée en aout 2022. Son objectif était de proposer une approche simple de prévention secondaire, en particulier des décès et des complications CV, après IDM. La polypilule comprenait ici 100 mg d’aspirine, entre 2,5 et 10 mg de ramipril, 20 ou 40 mg d’atorvastatine.

Au total, 2 499 patients âgés de plus de 65 ans ayant eu un IDM dans les 6 mois précédents avec un facteur de risque associé (diabète, insuffisance rénale, antécédent de revascularisation coronaire ou d’accident vasculaire cérébral, AVC) ont été inclus et suivis pendant une durée médiane de 3 ans. Un groupe recevait la polypilule, l’autre les soins habituels. Le critère d’évaluation principal était le décès CV, l’IDM de type 1 non fatal, l’AVC ischémique non fatal ou la revascularisation urgente.Un événement majeur est survenu chez 9,5 % des sujets du groupe polypilule et 12,7 % du groupe de soins habituels (HR, 0,76 ; IC à 95 %, 0,60 à 0,96 ; p = 0,02). Un événement secondaire clé (décès ou évènements indésirables tels que hémorragie, défaillance rénale, allergie au traitement) est survenu chez 101 patients (8,2 %) du groupe polypilule et 11,7 % des patients (144) du groupe de soins habituels (HR 0,70 ; IC à 95 %, 0,54 à 0,90 ; p = 0,005). L’adhésion au traitement était plus élevée dans le groupe polypilule, les effets indésirables similaires entre les deux groupes.

Les auteurs concluent que le traitement avec cette polypilule dans les 6 mois suivant l’IDM

était le décès CV, l’IDM de type 1 non fatal, l’AVC ischémique non fatal ou la revascularisation urgente.Un événement majeur est survenu chez 9,5 % des sujets du groupe polypilule et 12,7 % du groupe de soins habituels (HR, 0,76 ; IC à 95 %, 0,60 à 0,96 ; p = 0,02). Un événement secondaire clé (décès ou évènements indésirables tels que hémorragie, défaillance rénale, allergie au traitement) est survenu chez 101 patients (8,2 %) du groupe polypilule et 11,7 % des patients (144) du groupe de soins habituels (HR 0,70 ; IC à 95 %, 0,54 à 0,90 ; p = 0,005). L’adhésion au traitement était plus élevée dans le groupe polypilule, les effets indésirables similaires entre les deux groupes.

Les auteurs concluent que le traitement avec cette polypilule dans les 6 mois suivant l’IDM était à l’origine d’un risque significativement plus faible d’événements CV majeurs que les soins habituels.

NEPTUNO

Un autre travail rétrospectif récent, l’étude NEPTUNO, a montré en prévention secondaire, que la même polypilule que celle de l’étude SECURE était associée à des réductions significatives d’évènements cardio-vasculaire et de décès par rapport à un groupe témoin prenant les médicaments séparément [4].

Pour conclure, cette stratégie de la…

Pour en savoir plus rendez-vous sur : JIM

actusantemag

Site santé

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :