Les Synéchies utérines ou Syndrome d’Asherman: explications et traitement !

Les Synéchies utérines ou Syndrome d’Asherman: explications et traitement !

Certaines femmes ont des difficultés à concevoir à cause des séquelles d’un acte chirurgical sur l’utérus. Les interventions sur l’utérus sont courantes et ne sont pas sans risques quelques fois. Elles peuvent  provoquer entre autres les synéchies utérines ou Syndrome d’Asherman, c’est à dire que les parois de l’utérus s’accolent entre elles, appelées d’adhérences. 

Les synéchies ont des répercussions sur la fertilité de la femme!

L’utérus est un organe de l’appareil reproducteur de la femme, constitué de trois parties : un corps utérin, un isthme et un col doté d’un canal cervical. La synéchie par définition est une forme d’adhérences de deux tissus au niveau d’un organe creux. Quand on parle de synéchies utérines ou Syndrome d’Asherman, il s’agit d’adhérences intra- utérines. Les parois de l’utérus s’accolent entre elles de façon anormale. 

Les synéchies peuvent siéger à tous les niveaux de l’utérus. Un accolement des deux faces de l’utérus, diminuant ainsi la taille de l’utérus. Les synéchies peuvent occuper une partie ou la totalité de la cavité utérine. 

Cet accolement des tissus de l’utérus peut également survenir à cause d’une infection: l’infection de l’utérus, la tuberculose génitale, l’endométrite, après un avortement ou un accouchement…

Les synéchies utérines peuvent résulter d’une mauvaise cicatrisation après un curetage utérin (intervention chirurgicale pratiquée après une fausse couche par exemple), d’une révision utérine lors d’un accouchement, d’une radiothérapie pelvienne pour cancer, d’un traumatisme au niveau de l’endomètre, d’un avortement clandestin… 95% des synéchies utérines  se forment après un avortement provoqué par manœuvre endo utérine. 

Les synéchies partielles sont souvent asymptomatiques. Le principal signe  est l’infertilité ou la diminution de la fertilité avec des fausses couches à répétition. La grossesse ne peut arriver à terme, l’utérus étant réduite. La paroi utérine n’ayant plus son volume maximal, ne peut pas acceuillir correctement un embryon ni favoriser son évolution jusqu’à terme. 

Parmi les manifestations, il faut noter également la perturbation du cycle menstruel avec des règles moins abondantes ou complètement absentes dans les synéchies totales, des douleurs pelviennes. 

Un examen radiologique ou une hysteroscopie permettent de faire le diagnostic de ces synéchies.

Le traitement est chirurgical par hysteroscopie opératoire ou par dilatation à la bougie de Heggar.

Pour éviter la synéchie, il faut éviter de pratiquer les avortements provoqués clandestins, être prudent dans toute chirurgie sur l’utérus avec effraction de la cavité utérine. Il faut prévenir l’infection après l’accouchement ou après un avortement.

Les patientes doivent bien respecter les prescriptions du spécialiste.

Pr Charlemagne Ouedraogo

Gynecologue Obstetricien

actusantemag

Site santé

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :