Le risque de rétinopathie liée à l’hydroxychloroquine est à peine visible…

L’hydroxychloroquine (HCQ) qui a fait beaucoup parler d’elle au début de la pandémie a désormais retrouvé la paix et le chemin de ses indications validées, en l’occurrence le traitement de fond de la polyarthrite rhumatoïde (PR) ou encore du lupus érythémateux systémique (LES) et la prévention des lucites. Ce médicament antipaludéen expose à des complications oculaires dose-dépendantes en cas d’exposition prolongée qui restent cependant rares, comme le rappellent les résultats d’une étude de cohorte rétrospective inscrite dans le projet REP (Rochester Epidemiology Project).

Ont été inclus 634 patients exposés à l’HCQ (âge moyen au début du traitement : 53,7 ans ; femmes : 79 %), résidant dans 27 comtés étatsuniens du haut-Midwest. La rétinopathie associée à l’HCQ était définie par des critères diagnostiques précis : déficits du champ visuel paracentraux et modifications caractéristiques de la couche rétinienne parafovéale en tomographie par cohérence optique. Les taux d’incidence cumulés de cette complication oculaire ont été calculés après ajustement en fonction du risque compétitif de décès et les facteurs de risque ont fait l’objet d’une évaluation.

Onze cas de rétinopathie sur 634 patients exposés mais une surveillance justifiée pour les traitements de plus de 5 mg/kg au long cours

Deux maladies étaient en tête des indications de l’HCQ : la PR en premier lieu (57 %), loin devant le LES (19 %). Au cours d’un suivi moyen de 7,6 années, ont été dénombrés 11 cas de rétinopathie avérée, survenus majoritairement chez des femmes (91 %). Le plus souvent (91 %), l’HCQ avait été prescrite pour…

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