Fait inédit à Ignace Deen : des membres du corps médical accusés de « vol » sur un mort

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CONAKRY-Il ne restait (peut-être) que ça ! Éclaboussé par des nombreux scandales ces derniers mois, le corps médical vient d’être terni par un fait inédit survenu au CHU d’Ignace Deen, un des plus grands centres hospitaliers de Guinée. Des membres du corps médical sont accusés d’avoir volé tenez-vous bien un…mort.

En partance pour Kankan pour l’enterrement de son mari, madame Niama Diakité, nous relate au bord des larmes comment des médecins ou infirmiers (c’est selon) de l’un des plus grands centre Hospitalo-universitaire (CHU) de Guinée, ont dérobé au vu et au su de tous les malades, le reste des produits pharmaceutiques achetés pour son feu époux.

Joint au téléphone par Africaguinee.com, la veuve de Elhadj Ibrahima Diakité, revient sur cet épisode mal vécu ce week-end par sa famille.

‘’La maladie de mon mari a empiré jeudi dernier suite à un accident qu’il a subi il y’a quelques jours. Nous l’avons transporté d’urgence à Ignace-deen dans le but de faire une opération chirurgicale cette même nuit. Le lendemain, tôt le matin, après la prescription des ordonnances par les médecins, je suis allée moi-même chercher les produits pharmaceutiques. J’ai trouvé les médicaments au prix exorbitant de 800.000gnf, malgré les maigres moyens que nous avons. Pour l’essentiel de ces médicaments, il y a plus de sérums, un carton entier. Je ne peux même pas faire le compte puisqu’il y en avait assez.  En dépit de cet achat, un autre médecin arrive et me prescrit une autre ordonnance, que je me précipite d’aller trouver. Ces médicaments ont coûté 130.000 gnf et il a d’ailleurs été le premier à être placé avant les plus chers’’, confie dame Niama Diakité.

Et de poursuivre sa narration les larmes dans la voix. Pour elle, en dépit que les ordonnances soient chers et hors de prix, les médecins sont sans pitié quand il s’agit de prescrire ou de s’occuper des malades.

‘’ Ils m’ont rassuré en disant que les sérums qui coûtent 800 mille seront placés avant. Le hic est que le premier était très lent. Il ne finira qu’entre 5 heures et 6 heures du matin. C’est cette inoculation qui lui est resté jusqu’à son décès aux alentours de 6 heures du matin’’, précise notre interlocutrice.

Au bout du fil, dame Niama éclate en sanglot quand elle évoque le rôle ‘’dégoûtant’’ joué dans les instants d’après le décès de son époux. ‘’ Quand il a rendu l’âme, j’ai dit à mon fils d’aller faire sa prière de l’aube et d’aviser les médecins pour leur dire que son père est décédé.   En larmes et pendant que je rangeais nos affaires, j’ai remarqué que le carton le plus cher était grandement ouvert et qu’il manquait assez de poches de sérums. C’est ainsi que j’ai alerté les garde-malades qui étaient dans la même cabine que mon mari, une parmi elle m’a dit que c’est dans les habitudes des médecins et infirmiers de ‘’voler’’ le reste des médicaments des malades à la moindre inattention.  Une des voisines de cabine à mon mari m’a révélé que c’est une pratique courante des hommes en blouse dans cet hôpital, parfois ils le font à visage découvert et sans honte’’, dit-elle, avant de se dire être déçue de ce comportement de ceux qui sont censés leurs apporter le soutien moral et thérapeutique.

‘’ Déçue je me suis remis à la volonté de Dieu tout en leur disant que j’ai perdu un être plus cher que ces médicaments volés.Mais tout compte fait c’est une pratique déshonorante pour le corps médical tout entier mais particulièrement pour ceux de l’Hôpital Ignace-deen qui revendent ces mêmes produits dérobés à d’autres patients’’ s’offusque Niama Diakité.

Par africaguinee.com

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