Grossesse et VIH: rompre la chaîne de transmission de la mère à l’enfant d’ici à 2030

Grossesse et VIH: rompre la chaîne de transmission de la mère à l’enfant d’ici à 2030

A l’occasion de la Journée Mondiale de Lutte contre le Sida, célébrée le 1er décembre de chaque année, nous  parlons de la transmission verticale du VIH, c’est à dire la transmission mère à l’enfant par l’infection VIH au cours de la grossesse. Le protocole de prévention de la transmission mère/enfant du VIH mise en place est vue comme une démarche originale au Burkina Faso.

Selon le rapport de ONU Sida 2022, seulement 52% des enfants vivant avec le VIH obtiennent un traitement vital. Pourtant le défi est d’éradiquer le VIH pédiatrique d’ici à 2030.

Lorsqu’une est enceinte, elle est soumise à des examens dont le dépistage du VIH. Le VIH peut être transmis au bébé pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement. L’infection au VIH peut être dommageable au bébé.

 Toutefois, il existe des moyens de réduire énormément le risque d’infection de la mère à l’enfant à travers une prise en charge intégrée pour permettre à la femme de donner naissance à un enfant bien portant. 

Le Burkina Faso est d’ailleurs bien en avance dans la prévention de la transmission de la mère à l’enfant par le VIH.

Les médicaments antirétroviraux sont utilisés depuis longtemps. Lorsqu’une femme enceinte est séropositive, des médicaments antirétroviraux sont donnés à la mère tout au long de la grossesse et pendant l’accouchement pour réduire le risque de transmission au VIH. 

La grossesse n’aggrave pas l’évolution de l’infection par le VIH. Le principal risque reste la transmission du virus de la mère à l’enfant. Mais cette transmission peut être prévenue par les traitements antirétroviraux qui doivent être pris régulièrement.

En l’absence de traitement, le risque de transmission in utero est de 15 à 30%.

A la naissance, le bébé reçoit également une dose d’ARV pour minimiser le risque de transmission. Il est soumis aussi à un examen sanguin les quelques jours suivant son accouchement puis à des intervalles réguliers selon un schéma bien établi.

Conseils

Le respect des traitements antirétroviraux réduit les complications et limite l’affaiblissement du système immunitaire. 

Le dépistage sérologique au VIH doit être systématiquement proposé à la femme enceinte 

Le protocole d’élimination du VIH est en vigueur au Burkina Faso. Il  est efficace et réduit significativement le risque de transmission de la mère à l’enfant.

Pr Charlemagne Ouedraogo

Gynecologue Obstetricien

actusantemag

Site santé

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