L’Hydramnios: quand l’excès de liquide amniotique devient source de complication à l’accouchement !

L’Hydramnios: quand l’excès de liquide amniotique devient source de complication à l’accouchement !

Le liquide amniotique est un liquide qui entoure le fœtus dans l’utérus pendant la grossesse. Ce liquide doit être en quantité normale pour que bébé et maman se sentent bien. Mais il arrive que des problèmes soient liés au liquide amniotique entre autres l’hydramios, c’est à dire un excès du liquide amniotique. Cet excès n’est pas anodin, car associé à des complications maternelles et fœtales. Il peut être aigu ou chronique.

Les situations d’hydramnios sont de plus en plus fréquentes avec un lot de complications qui s’ensuit en l’absence de prise en charge efficace.

 Trop de liquide amniotique étire l’utérus et exerce une pression sur le diaphragme de la femme enceinte.

 Les causes de l’hydramios sont multiples : malformations du  fœtus, grossesse multiple, diabète maternel, anémie fœtal, troubles génétiques chez le fœtus etc.

L’Hydramnios est souvent asymptomatique. Mais lorsqu’il y a des signes, la femme peut éprouver des difficultés à respirer, elle peut avoir des contractions de travail douloureuses en raison de la surdistension utérine, des insomnies, des troubles digestifs …

Le diagnostic est suspecté cliniquement par la mesure d’une hauteur utérine excessive supérieure à 36 cm. La confirmation du diagnostic se fait par l’échographie. Un examen échographique complet comprenant l’évaluation des malformations fœtales.

Le liquide amniotique est évalué quantitativement.

 Il y a aussi des examens à faire chez la mère  pour rechercher la cause de l’hydramios. Il peut s’agir d’une glycémie, de tests sérologiques, de l’amniocentèse et caryotype fœtal, des tests pour des maladies héréditaires etc.

En cas d’hydramnios, certaines complications peuvent survenir : travail prématuré, rupture prématurée des membranes, décollement placentaire, malposition foetale, trouble respiratoire maternel, procidence du cordon ombilical, atonie utérine ( l’utérus est distendu),  détresse fœtale, procidence du cordon ombilical, saignements après l’accouchement,  une  présentation anormale indiquant une césarienne, une mort foetale, etc. 

Les risques dépendent du degré d’accumulation du liquide et varient en fonction des causes.

La prise en charge se fait dans le cadre d’une bonne surveillance prénatale. Le mode d’accouchement est fonction de l’évolution de la situation. Voie basse ou césarienne.

Il faut savoir de manière générale que la quantité du liquide amniotique ne doit pas être ni insuffisance (oligohydramnios) ni de trop qui est l’hydramios. Dans toutes ces situations, le fœtus ne se porte pas bien. 

Il est conseillé aux femmes de faire les échographies pendant la grossesse suivant l’avis du spécialiste. Une échographie fortuite peut permettre de découvrir un tel problème et sa prise en charge devient plus simple.

Pr Charlemagne Ouedraogo

Gynecologue Obstetricien

actusantemag

Site santé

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