La solitude agirait comme un véritable crève-cœur, selon des cardiologues

La solitude agirait comme un véritable crève-cœur, selon des cardiologues

La solitude agirait comme un véritable crève-cœur, selon des cardiologues

On sait combien la solitude est difficile à vivre sur le plan psychologique et émotionnel. Mais dans un communiqué de presse de l’American Heart Association paru ce jeudi 4 août, des spécialistes révèlent qu’elle aurait aussi un impact direct sur le cœur.

Dans un premier temps, il est important de différencier la solitude de l’isolement social.

L’isolement social est caractérisé par l’absence d’interactions sociales régulières. Quant à la solitude c’est plutôt une émotion. Ainsi, on peut être entouré mais se sentir seul. Aucun de ces phénomènes n’est bon pour l’organisme. 

« Plus de quarante ans de recherches ont clairement démontré que l’isolement social et la solitude sont tous deux associés à des effets néfastes sur la santé », a indiqué Crystal Wiley Cené, qui a dirigé le groupe ayant rédigé la déclaration.

32% plus de risque de souffrir d’un AVC

Avec son équipe, Crystal Wiley Cené a analysé les résultats de recherches publiées jusqu’en juillet 2021. Cet examen a révélé que « la solitude et l’isolement social des facteurs fréquents, mais sous-estimés »  affectant  le cœur ,en plus des vaisseaux sanguins et du cerveau.

Les chercheurs ont en effet constaté que le risque d’AVC augmentait de 32 % et celui de crise cardiaque de 29 % chez les personnes esseulées.

« L’isolement social et la solitude sont également associés à un pronostic plus défavorable chez les personnes qui souffrent déjà d’une maladie coronarienne ou d’un accident vasculaire cérébral « , a souligné Dr Cené.

Grâce à cette découverte, les scientifiques espèrent une meilleure prise en charge pour les patients. 

« Il est urgent de développer, mettre en œuvre et évaluer des programmes et des stratégies visant à réduire les effets négatifs de l’isolement social et de la solitude sur la santé cardiovasculaire et cérébrale », a déclaré Dr Cené.

« Les cliniciens devraient demander aux patients la fréquence de leur activité sociale et s’ils sont satisfaits de leur niveau d’interactions avec leurs amis et leur famille. Ils devraient ensuite être prêts à orienter les personnes socialement isolées ou solitaires – en particulier celles qui ont des antécédents de maladie cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral – vers des ressources communautaires pour les aider à entrer en contact avec d’autres personnes. »

Source : santemagazine.fr

actusantemag

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