L’allaitement maternel diminuerait le risque de diabète

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En étudiant les causes encore insuffisamment connues du diabète de type 1, des chercheurs découvrent que le type de lait donné au nourrisson jouerait un rôle significatif dans le développement de ce diabète. Lait de vache, ou lait maternel, quel est l’impact ?

De quel diabète parle-t-on ?

Il existe 3 grands types de diabète (DT) : le diabète de type 1 (DT1), le diabète de type 2 (DT2), et le diabète gestationnel. Contrairement au DT2 le DT1 est une maladie d’origine auto-immune, insulino-dépendante. Le DT1 concerne 30% des cas de diabète. Il est dû à une réaction excessive du système immunitaire qui attaque les cellules du pancréas productrices d’insuline. L’insuline étant la principale hormone responsable de la diminution du sucre (glucose) dans le sang (glycémie), les patients se retrouvent donc en hyperglycémie et développent un diabète. Pour traiter cette maladie, la principale solution est d’injecter de l’insuline à ses patients pour compenser celle qu’ils ne peuvent plus produire.

A ce jour, les causes de cette autodestruction ne sont pas complètement identifiées. Les connaissances actuelles convergent vers une origine génétique ou environnementale (infection, aliment, stress), ou l’association des deux. Cette maladie nécessitant un traitement à vie et pouvant engendrer de graves complications (cardiaque, oculaire, hépatique, etc.), elle fait l’objet de nombreuses recherches afin d’identifier les potentielles causes de ce dysfonctionnement, et les éviter.

À savoir ! L’insulino-dépendance correspond à la nécessité pour le patient de recevoir de l’insuline. Cette dépendance est systématique lors du DT1 car le pancréas du patient ne produit plus d’insuline. Elle est cependant progressive chez le patient DT2 car son pancréas produit au début de l’insuline sans difficulté, mais face à la non-reconnaissance de l’insuline par les récepteurs des cellulescibles, le pancréas tente de produire plus d’insuline et finit par s’épuiser avec les années. A la longue, le patient DT2 peut donc également devenir insulino-dépendant.

Lien entre lait maternel et diabète

L’étude présentée au sein de l’Association européenne pour l’étude du diabète (EASD) avait pour but d’analyser un grand nombre d’études pour identifier quels produits alimentaires auraient un impact sur le diabète de type 1. Sur les 152 études retenues lors de cette méta-analyse, 27 produits ont été analysés.

Parmi les résultats de cette étude, les auteurs ont montré que le risque de développer un DT1 est significativement inférieur de 61% chez les enfants ayant été allaités pendant 6 à 12 mois comparé à ceux l’ayant été moins longtemps. De plus, ce risque diminuait de 31% chez les enfants ayant reçu uniquement un allaitement pendant leur 3 premiers mois, comparé à ceux qui ne recevait pas exclusivement du lait maternel. Ces résultats peuvent s’expliquer selon les chercheurs par le fait que l’allaitement favoriserait la maturation du système immunitaire du bébé et notamment de son microbiote intestinal.

D’autre part, les chercheurs ont également démontré que le risque de développer un DT1 était supérieur à 78% chez les enfants ayant bu plus de 2 verres de lait de vache par jour, en comparaison à ceux qui en avaient bu moins. Pour le moment, les causes de ce résultat demeurent incertaines, mais des recherches suggèrent que les acides aminés des protéines du lait de vache pourraient déclencher le dysfonctionnement immunitaire à l’origine du DT1.

À savoir ! Une méta-analyse correspond à une analyse de plusieurs études. Son niveau de preuve scientifique est donc élevé.

Un autre lien entre le lait maternel et diabète

Dans les paragraphes précédents, nous avons établi le lien entre l’allaitement et le développement du diabète de type 1 chez l’enfant. Il existe cependant un autre type de diabète en lien avec l’allaitement : le diabète gestationnel. Le diabète gestationnel, ou « diabète de grossesse », correspond à une augmentation de la glycémie survenant au cours de la grossesse, et disparaissant normalement à l’accouchement. Ce dysfonctionnement transitoire concerne 5% des grossesses et est dû aux hormones placentaires qui perturbent l’action de l’insuline maternelle. Ce diabète n’est pas sans conséquence pour la mère et pour l’enfant, et augmente le risque de développer un diabète de type 2 après l’accouchement chez la mère. Une étude publiée dans le JAMA a montré que plus la durée de la lactation était longue, plus le risque de développer un diabète de type 2 était basse.

Source : infos-diabete.com

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