Médécine

SARS-CoV-2 : le point de vue des pharmacologues

Le virus SARS-CoV-2 a surpris le monde entier par sa rapidité de propagation et sa virulence, notamment chez les sujets les plus âgés et ceux atteints de comorbidités. Alors que l’épidémie progresse, à un rythme variable selon les pays, beaucoup d’espoirs se fondent sur la mise au point d’un vaccin dirigé contre ce nouveau virus à ARN. Hormis cette approche préventive, l’identification d’un médicament efficace et sûr pourrait donner l’espoir de juguler l’épidémie actuelle. Alors que les essais cliniques florissent depuis plusieurs mois, des auteurs (principalement Britanniques) sont revenus sur les différentes approches pharmacologiques possibles.  

Cibler les étapes clé du cycle viral et limiter la réponse immunitaire de l’hôte

L’entrée du virus dans la cellule hôte se fait grâce à l’interaction de la protéine virale « spike » au niveau du site actif de l’enzyme cellulaire de conversion de l’angiotensine 2 (ACE2)et est facilitée par la protéase cellulaire TMPRSS2 pour transmembrane serine protease 2. Ces deux mécanismes peuvent être la cible de l’intervention pharmacologique qui pourra se faire soit par l’apport d’un excès de substrat peptidique exogène ou le développement d’un inhibiteur enzymatique sélectif.

D’autres stratégies sont possibles dirigées sur d’autres étapes du cycle viral : la « décapsidation » virale (en ciblant les cathepsines B et L) et la réplication virale (en inhibant les protéases virales [PLpro et 3CLpro] ou en s’attaquant au turnover de nucléotides, [cas du remdesevir], des phospholipides ou des carbohydrates).

Outre cette approche enzymatique classique, l’approche immunologique, par le développement d’anticorps dirigés contre les cytokines pro-inflammatoires, ne saurait être ignorée afin de limiter l’impact de l’orage cytokinique qui a précipité la mort de nombreux patients atteints de la Covid-19.

Profil d’un candidat-médicament idéal

D’un point de vue pharmacodynamique, la priorité serait, selon les auteurs de cette revue, d’effectuer un screening à la recherche d’inhibiteurs des protéines virales et cellulaires citées plus haut afin de permettre un repositionnement rapide d’antiviraux déjà sur le marché. De plus, des inhibiteurs de polymérase virale à ARN ou de l’endoribonucléase, seraient de bonnes pistes d’étude.

Afin de limiter les dommages cardiaques et neurologiques que cause déjà le virus, ce candidat-médicament devra avoir idéalement le minimum d’impact sur ces deux systèmes…

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