Microbiologie

Virologie : le soutien à la recherche, c’est mieux avant les pandémies !

A l’instar du monde de la santé en général, la recherche en virologie aurait préféré recevoir de l’aide avant la pandémie de SARS-CoV-2, plutôt que de se retrouver brutalement sous le feu des projecteurs.

Discipline scientifique relativement récente dans l’histoire de la médecine, la virologie prend aujourd’hui une place considérable avec les maladies émergeantes ou ré-émergeantes (dengue, zika…). 

Les dernières pandémies ou épidémies de portée internationale ont en effet été provoquées non par des bactéries -grâce aux antibiotiques notamment- mais par des virus : VIH, Ebola, grippe (dont on pensait qu’elle serait à l’origine de la prochaine pandémie).

Sans virus, point d’humanité ?

Pour autant, la recherche en virologie n’a pas bénéficié de grand soutien, selon un article du site du CNRS* : malgré l’intérêt crucial de la connaissance des virus sur de nombreux plans, certains chercheurs regrettent que seule la COVID-19 ait pu débloquer les crédits de recherche notamment sur les virus à ARN, les plus potentiellement dangereux.

Le virus fait partie de la vie sur terre, depuis longtemps : on a trouvé dans le permafrost des virus géants datant de 30 000 ans. Sans virus nous n’existerions pas car une protéine virale serait à l’origine du placenta qui permit à nos ancêtres ovipares de devenir mammifères. Le plus souvent inoffensif, ce parasite absolu, incapable de vivre et de se multiplier en dehors d’une cellule, dépend du métabolisme de son hôte qu’il détourne à son profit. Ces capacités sont étudiées pour combattre les pathogènes (interféron et cytokines sont produits respectivement par la cellule et par l’organisme pour lutter contre l’invasion virale) mais aussi pour mieux connaître la cellule et interagir avec : combattre les cellules cancéreuses par la thérapie génique, détruire des bactéries résistantes etc.

SARS-CoV-2 : pas le plus dangereux

L’ARN étant moins stable que l’ADN, les virus à ARN (dont le SARS-CoV-2), sont difficiles à cerner car ils mutent facilement et passent la barrière des espèces. Deux virus différents infectant la même cellule peuvent « réassortir » leur génome et donner naissance à un troisième, de virulence nouvelle, potentiellement pandémique : c’est le cas pour la grippe.

Le vaccin est donc ici une arme efficace mais pas absolue. La protéine de capside est une cible thérapeutique majeure ainsi que la réplication de l’ARN qui a fait ses preuves avec le VIH, l’hépatite C ou l’herpès. Mais il faudrait comprendre la physiologie générale des virus : on n’en sait pas encore assez sur le mécanisme d’entrée, de réplication du virus et ses interactions avec la cellule, disent les chercheurs.

Gageons que les flots de crédits actuels servent à la recherche virologique générale car le SARS-CoV-2 n’étant « ni le plus infectieux ni le plus mortel », imaginez si apparait un virus bien plus redoutable.

Avec JIM

Source : CNRS

Catégories :Microbiologie

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