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Lutte contre le coronavirus : le tocilizumab montre des signes encourageants

Les hôpitaux de l’AP-HP ont l’espoir d’avoir trouvé un traitement pour les cas les plus graves de coronavirus grâce à une molécule anti-inflammatoire, le tocilizumab. Le groupe hospitalier n’a pour l’instant pas dévoilé de résultats précis.

Un signe nettement encourageant. Les chercheurs de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) espèrent avoir trouvé un début de traitement pour les cas les plus graves de coronavirus, comme le relatent Les Échos ce lundi 27 avril. Dans un communiqué publié par l’AP-HP, il est révélé que la molécule luttant contre les réactions inflammatoires, le tocilizumab, « améliore significativement le pronostic des patients avec pneumonie Covid moyenne ou sévère ». Pour l’instant, le groupe attend l’approbation du comité de la revue scientifique qui pourrait publier cette recherche avant de dévoiler des résultats plus précis.

Cette découverte a été faite dans le cadre de l’essai thérapeutique Corimuno. Il réunit plus de 420 malades du Covid-19 et compte plusieurs « bras » (sérum de malades guéris…). Durant 14 jours, 129 patients ont été inclus dans le bras tocilizumab ; 65 d’entre eux ont reçu cette molécule commercialisée sous le nom Actemra, par le laboratoire Roche. Les autres 64 patients ont été traités de façon ordinaire : oxygène, antibiotiques, anticoagulants. Tous étaient déjà sous respirateur. C’est le signe d’une forme grave de la maladie. Grâce au tocilizumab, le risque de passage en réanimation a été diminué ainsi que les chances de mortalité. Mais on ne sait pas dans quelles proportions, rapportent Les Échos. 

Au vu de l’urgence sanitaire, la publication de la recherche scientifique devrait arriver d’ici quelques semaines, plus rapidement que le délai de trois mois habituel.

La molécule tocilizumab ne s’attaque pas au virus lui-même, mais à l’inflammation qui survient huit jours après l’infection. Selon l’AP-HP interrogé par Les Échos, le risque d’effets secondaires est faible même s’il en existe : risques d’infection bactérienne et de problèmes hépatiques. Si l’injection de ce médicament coûte 822 euros, il ne présente cependant pas de difficulté particulière d’approvisionnement. Les hôpitaux pourraient décider de l’utiliser sur leurs malades les plus en péril. Si le Haut Conseil de santé publique (HCSP) y est favorable, l’injection sera d’autant plus facile puisqu’il n’y aurait pas besoin d’avoir d’autorisation administrative.

Source : valeursactuelles.com

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