Doser la lipoprotéine(a) en cas d’hypercholestérolémie familiale

 

La lipoprotéine(a) [Lp(a)] jouerait un rôle causal dans la pathogénie de la maladie cardiovasculaire (MCV), cependant il n’y a pas de certitude absolue en raison de discordances entre certaines études. Sa structure la rapproche du LDL-cholestérol et ses propriétés font évoquer la possibilité d’une synergie d’action avec ce dernier en matière d’athérogénèse. De plus, il semble que la Lp(a) soit douée d’un effet prothrombotique et antifibrinolytique qui majore sa contribution potentielle aux complications de la MCV. Ses taux plasmatiques, en grande partie génétiquement déterminés, varient d’une ethnie à l’autre et il manque à cet égard des informations sur son rôle dans les populations asiatiques en fonction des facteurs de risque cardiovasculaire. C’est là tout l’intérêt d’une étude de cohorte prospective dans laquelle ont été inclus 393 patients chinois atteints par ailleurs d’une hypercholestérolémie familiale (HCF) dans sa forme hétérozygote. Les taux plasmatiques de Lp(a) ont été dosés à l’état basal, puis régulièrement au cours d’un suivi d’une durée moyenne de 36,5 mois, cependant qu’était instaurée une pharmacothérapie adaptée reposant principalement sur les statines. La valeur pronostique de la Lp(a) a été évaluée au moyen du modèle des risques proportionnels de Cox et d’une analyse des courbes de survie du type Kaplan-Meier.

Association au risque d’ECV à long terme

Au cours du suivi, ont été dénombrés 35 évènements cardiovasculaires (ECV). Chez les patients concernés par ces derniers, les taux de Lp(a) se sont avérés significativement plus élevés, soit 53,3 mg/dl versus 31,7 mg/dl chez les autres patients (p < 0,001). L’analyse de Kaplan-Meier, pour sa part, a révélé que les taux élevés de Lp(a) situés dans le tertile supérieur étaient associés à une survie sans ECV plus brève (p = 0,004). Après ajustement selon les facteurs de confusion potentiels, l’augmentation logarithmique des taux de Lp(a) à l’état basal a été associée à une majoration du risque d’ECV, le hazard ratio (HR) correspondant étant estimé à 2,03 (intervalle de confiance à 95 %, IC 95 %, 1,28-3,21 ; p = 0,002). Cette valeur n’a pas été affectée par la prise en compte des ECV majeurs, notamment la mortalité et l’infarctus du myocarde. 

Elle est restée stable au sein des divers sous-groupes. Dans le modèle de Cox, l’intégration de la Lp(a) s’est avérée contributive quant à la prédiction du risque d’ECV : ainsi, la statistique C a été améliorée, de même que la reclassification nette et…

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