Protections menstruelles, le choix des coupes

Les jeunes filles et les femmes ont besoin de protections menstruelles efficaces, sûres, et d’un coût acceptable. Il y a sur terre environ 1,9 milliard de femmes en période d’activité génitale, et elles ont en moyenne 65 jours de règles par an. Peu de solutions leur sont offertes, et l’ignorance, les préjugés, les craintes, ou les difficultés économiques peuvent limiter leur choix. Des protections de mauvaise qualité « ou de fortune » leur font courir des risques d’avoir des « fuites », des irritations, ou des infections. Dans les pays en voie de développement, les menstruations peuvent être un frein à la scolarisation des filles. Dans certains pays, des organismes publics ou caritatifs fournissent des protections menstruelles aux jeunes filles, et ces organismes ont besoin de savoir quels produits donner.

La coupe menstruelle, bien qu’elle existe depuis longtemps, est mal connue. Comme les tampons hygiéniques, c’est une protection intra-vaginale. Elle peut recueillir 10 à 40 ml de sang, elle doit être vidée toutes les 4 à 12 heures, selon l’abondance du flux et le type de coupe. Il existe deux types de coupes menstruelles, des coupes vaginales en forme de cloche (celles que l’on connaît en France) et des coupes cervicales qui se posent autour du col comme un diaphragme. Elles sont faites de silicone, de caoutchouc, ou de plastique, et peuvent durer jusqu’à 10 ans.

Une revue systématique initiée par le Medical Research Council (UK) a recueilli l’ensemble des données concernant l’efficacité, la sécurité, et l’acceptabilité des coupes menstruelles, et les a comparées, quand cela était possible, à celles des autres types de protections périodiques.

Elle a aussi étudié, dans diverses régions du monde, la disponibilité et le coût de ces coupes menstruelles.

Pas plus de risques infectieux, mais quelques cas de « Toxic Shock Syndrome »

La revue a inclus 43 études, regroupant 3 319 utilisatrices de coupes menstruelles. Sept de ces études concernaient des jeunes filles scolarisées, âgées de 12 à 19 ans, vivant dans des pays à revenus faibles ou moyens. Trois quarts des études concernaient l’utilisation de la coupe vaginale et un quart celle la coupe cervicale.

Six études portaient sur l’efficacité (l’absence de fuites) des coupes et quatre la comparaient à celle des autres protections habituellement utilisées. Des « fuites » étaient signalées par 2 à 31 % des participantes, souvent associées soit à des ménorrhagies, soit à des anomalies de l’anatomie utérine, soit à une trop petite taille de la coupe menstruelle, ou encore à un mauvais positionnement de celle-ci.

En ce qui concerne la sécurité d’utilisation, le port d’une coupe menstruelle n’était pas associé à la survenue de lésions vaginales ou cervicales visibles à l’examen ; quelques rares cas d’irritations ont été rapportés et quelques phénomènes d’allergie, dont un cas grave d’allergie au silicone.

Des difficultés à retirer le dispositif, nécessitant l’aide d’un professionnel de santé, ont été signalées.

Pas plus d’infections génitales ou systémiques avec la coupe menstruelle qu’avec les autres types de protections n’ont été retrouvées dans les études menées en Europe, en Amérique du Nord ou en Afrique.

Cinq cas de syndrome du choc toxique staphylococcique ont été identifiés avec le port d’une coupe menstruelle. La prévalence du staphylocoque doré était la même chez les utilisatrices de coupes et les utilisatrices d’autres types de protections menstruelles.

La coupe menstruelle : un intérêt économique et écologique !

Toutes les études ont montré que l’utilisation de la coupe menstruelle nécessitait une bonne information initiale et une période d’apprentissage de 2 à 5 mois, faute de quoi son usage risque d’être abandonné ; 3 % des participantes disaient ne pas pouvoir l’insérer, 20 % que l’insertion était douloureuse, 13 % que son port était inconfortable et 9 % qu’il était difficile de la retirer. Néanmoins 73 % souhaitaient poursuivre l’utilisation de la coupe menstruelle à la fin des études.

Une fois le port de la coupe menstruelle adopté, les jeunes filles et les femmes disaient avoir moins de craintes de se tacher, quelles que soient leurs activités. Restaient les problèmes liés au vidage (à l’école ou dans les lieux publics) et au nettoyage de la coupe avec les mesures d’hygiène nécessaires : lavage des mains, stérilisation des coupes à la fin des règles…

La coupe menstruelle présente évidemment un avantage économique si… 

Pour en savoir plus rendez-vous sur : JIM

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