Médécine

L’exposition à la pollution automobile, un bon moyen pour contracter une dysfonction érectile ?

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On sait depuis longtemps que l’exposition à la pollution atmosphérique liée aux gaz d’échappement des moteurs thermiques entraîne de nombreux risques pour la santé, au travers de nombreuses maladies dont les cancers ne sont pas les moindres. Par contre, l’effet des émissions atmosphériques polluantes sur la santé sexuelle commence seulement à être compris, bien qu’encore sujet à de nombreuses controverses et compliqué par de nombreux facteurs confondants.

Une équipe de chercheurs a ainsi voulu élucider le rôle spécifique des gaz d’échappements de voiture (EV), qui représentent une source cruciale dans la pollution atmosphérique, sur la fonction érectile chez le rat. 40 mâles de type Sprague Dawley âgés de 12 semaines, ont été utilisés dans cette expérience. A l’exception des rats du groupe contrôle (10 rats), les animaux ont été exposés au EV de manière égale aux EV chaque jour pendant 2 heures, 4 heures et 6 heures, pendant trois mois consécutifs. Au cours des périodes d’exposition aux gaz d’EV, les taux des particules de type PM1, PM2.5, et PM10 étaient respectivement de 1,43 ± 0,036, 1,45 ± 0,033 et 1,47 ± 0,037 mg/m .

Une atteinte mixte

Les auteurs ont alors étudié les fonctions pulmonaire et érectile, évalué les taux des facteurs sériques inflammatoires, et réalisé des examens histologiques des tissus pulmonaires et érectiles. Les résultats obtenus indiquent qu’in vivo, les expositions quotidiennes pendant 4 et 6 heures aux gaz d’EV entrainaient une détérioration significative de la fonction érectile, comme le montrait la mesure de la pression intracaverneuse. Cependant, les auteurs ont observé que les rats exposés à des périodes de 4 et 6 heures aux gaz d’EV affichaient des taux remarquablement élevés de facteurs sériques inflammatoires, une diminution de la capacité pulmonaire totale, un épaississement des septa alvéolaires, des destructions alvéolaires, une fibrose pulmonaire, ainsi qu’une diminution de la régulation de l’ARN messager, de l’expression protéique de la synthétase d’oxyde nitrique au niveau endothélial et neuronal dans le tissu pénien, en comparaison avec les rats contrôles.

A vérifier chez l’homme

Pour les auteurs, les mécanismes sous-jacents à l’induction d’une dysfonction érectile par les gaz d’EV seraient attribuables à l’inflammation systémique, à la dysfonction pulmonaire, et à la réduction de l’activité de la synthétase d’oxyde nitrique dans le corps caverneux. Ils soulignent toutefois le fait que l’exposition de leur modèle aux gaz d’EV pourrait ne pas mimer entièrement les conditions habituelles de la population atmosphérique ambiante. Quoiqu’il en soit, au terme de cette première étude du genre, ses résultats soulèvent des inquiétudes sur le rôle potentiel que joue l’exposition à long terme aux gaz d’EV sur la survenue d’une dysfonction érectile.

Source : JIM

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