Analyses biochimiques clinique

Ne pas se limiter au mesure de l’HbA1c pour dépister un diabète de type 2 chez les patients à risque

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Ne pas se limiter au mesure de l’HbA1c pour dépister un diabète de type 2 chez les patients à risque

Une glycémie à jeun doit être < 1,26 mg/dl, une HbA1c < 6,5 % ou encore une hyperglycémie provoquée par voie orale (HGPO) ou test de tolérance au glucose < 1,4 mg/dl à 2h. Au-delà de ces normes, il y a trouble de l’homéostasie du glucose ou un diabète.

Pour réaliser une HGPO, ce n’est pas simple car il faut ingérer une solution glucosée, attendre 2 h pour faire la 2ème prise de sang et parfois recommencer lorsqu’il y a un vomissement au cours du processus. Donc, il y a plus de contraintes à faire une HGPO qu’une simple prise de sang à jeun pour mesurer la glycémie, mieux encore, ce n’est même nécessaire d’être à jeun pour une HbA1c. Donc c’est plus aisé de demander une HbA1c pour diagnostiquer un diabète qu’une HGPO. Mais cela est-il suffisant ?

Une équipe belge a cherché à savoir quel est le risque de rater des diagnostics de diabète et de prédiabète lorsque l’on se base uniquement sur la mesure de la glycémie à jeun et de l’HbA1c. Le prédiabète désigne la phase asymptomatique avant la survenue du diabète de type 2. Cependant, durant cette période les patients peuvent déjà développer des complications micro et macrovasculaires, d’où l’intérêt d’un diagnostic précoce dans les populations à risque.
Les auteurs de cette étude ont mesuré la glycémie à jeun, l’HbA1c et ont réalisé des HGPO chez 1 241 patients d’origine « caucasienne » en surpoids ou obèses. Selon les critères de l’ADA ( American Diabetes Association’s) , 46,8 % d’entre eux avaient un prédiabète et 11,9 % étaient diabétiques (homme 18,9 % et femme 8,9 %).
Parmi les 581 patients prédiabètiques, 1,4 % avait une glycémie à jeun anormale et 30,5 % des valeurs anormales à l’HGPO, 5,1 % une combinaison des deux, et 9,8 % une HbA1c augmentée isolément.
Egalement, parmi les 148 patients diabétiques pour lesquels le diagnostic avait été posé sur l’HGPO, 70 avaient une HbA1c < 6,5 %. De plus, 23 personnes avaient une HBbA1c > 6,5 % sans que l’HGPO ne mette en évidence un diabète.
Soixante dix huit (78) diagnostics de diabète ont pu être faits on se basant uniquement sur l’HbA1c, mais 47,3 % des nouveaux diagnostics auraient été méconnus sans HGPO.
Avec un seuil de 5,7 % pour diagnostiquer un prédiabète, l’HbA1c a une sensibilité de 37 % et une spécificité de 76 %. Au seuil de 6,5 % pour le diagnostic de diabète, l’HbA1c a une sensibilité de 53 % et une spécificité de 97 %.
En ne faisant pas d’HGPO, les états prédiabétiques ne sont pas diagnostiqués dans 44,2 % des cas et les diabétiques dans 47 %. Ainsi des résultats normaux d’HbA1c sont-ils faussement rassurants.
Les auteurs recommandent…

Pour plus de détails aller sur cet lien

http://www.pressemedicale.com/actualites/ne-pas-se-limiter-au-mesure-de-lhba1c-pour-depister-un-diabete-de-type-2-chez-les

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