Arrêt Cardiaque : plus l’enfant est jeune, plus les conséquences neurologiques sont généralisées

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Arrêt Cardiaque : plus l’enfant est jeune, plus les conséquences neurologiques sont généralisées

Chez l’adulte, un arrêt cardiaque se traduit par un surrisque de séquelles neurologiques, de troubles de la mémoire, et de déficits moteurs bien identifiés. Chez l’enfant, en revanche, la nature et la fréquence des conséquences à long terme de l’arrêt cardiaque sont moins connues. D’où l’intérêt des travaux que viennent de publier les chercheurs de l’institut Kennedy Krieger, dans le Maryland, dans le « JAMA Neurology » . Ils constituent la première étude prospective destinée à décrire les conséquences neurologiques à long terme d’un arrêt cardiaque chez de jeunes enfants. Selon leurs résultats, un an après la survenue d’un arrêt cardiaque, les enfants encourent un risque important de troubles cognitifs, d’autant plus généralisés que les patients sont jeunes.

Des conséquences malgré un pronostic favorable

Les 160 enfants de 1 à 6 ans (2,5 ans d’âge médian) inclus dans l’étude ont été recrutés dans 41 services de réanimation pédiatriques américains. Tous ont connu un arrêt cardiaque qui a justifié un massage cardiaque d’au moins 2 minutes, suivi d’une mise sous ventilation mécanique après leur réanimation. Dans la grande majorité des cas (71,2 %), les enfants évalués un an après leur arrêt cardiaque ont été classés comme ayant un pronostic d’évolution favorable, sur la base de leurs réponses au test VABS (Vineland Adaptive Behavior Scales).
Pourtant, un quart (25,2 %) des enfants ayant un pronostic favorable avait un déficit cognitif global, et 85,7 % un déficit cognitif sur un item particulier (perception visuelle, compréhension du langage, expression orale ou contrôle moteur fin). Chez les enfants de moins de 6 ans, la moitié (56 %) a un score composite de Mullen inférieur à 70, autrement dit ils souffrent d’un déficit cognitif global.
Les auteurs ont réalisé des tests spécialisés pour chaque type de troubles cognitifs. Ces derniers ont, à chaque fois, abouti à un taux proche de celui obtenu avec le score composite de Mullen (entre 47 et 52 %). Ils précisent en outre qu’il s’agissait des mêmes enfants qui obtenaient des mauvais scores dans tous les tests, prouvant ainsi que ces derniers ne souffraient pas d’un trouble cognitif isolé, mais de troubles cognitifs généralisés.
Chez les enfants de plus de 6 ans, le score de Mullen a été jugé peu pertinent par les auteurs. Ils ont réalisé à la place un grand nombre de tests de l’attention, des fonctions locomotrices, de la coordination visuomotrice, de l’apprentissage et de la mémoire. Il en ressort que les handicaps ne touchent pas les enfants dans les mêmes proportions : 7 % souffrent de problèmes d’attention, 61 % présentent des troubles des fonctions exécutives (la capacité à traiter une information pour adapter son comportement). Le contrôle moteur fin et les fonctions visuo-spatiales sont également fréquemment altérés.

Source : lequotidiendumedecin.fr

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