Nutrition

un régime alimentaire reduit t-il le risque d’avoir un rectocolite hémorragique ou une maladie de Crohn ?

 

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un régime alimentaire reduit t-il le risque d’avoir un rectocolite hémorragique ou une maladie de Crohn ?

Les maladies inflammatoires intestinales chroniques de l’intestin (MICI) : rectocolite hémorragique (RCH), maladie de Crohn (MC) sont des maladies environnementales fréquentes dans les pays industrialisés et en forte augmentation dans les pays émergents.

Parmi les facteurs environnementaux, l’alimentation est un facteur ressenti comme important par les patients qui attribuent souvent les symptômes à une alimentation particulière et/ou une amélioration clinique à l’éviction de certains aliments.

Une étude originale a évalué de façon prospective l’influence, non pas d’aliments spécifiques, mais d’une façon de manger en comparant un régime méditerranéen à une alimentation classique dite occidentale.

Dans cette large cohorte de plus de 350 000 sujets sains recrutés dans toute l’Europe entre 2004 et 2010, 373 ont développés une rectocolite hémorragique (n=256) ou une maladie de Crohn (n=117) ce qui correspond aux fréquences attendues pour ces maladies dans ces pays.

Il s’agissait essentiellement de femmes (61 % des RCH et 73 % des maladies de Crohn) d’âge moyen élevé 51,5 ans pour le RCH et 50,3 ans pour la MC pour des maladies dont le pic de fréquence survient classiquement entre 20 et 30 ans.
Sur l’ensemble de la population, aucun régime alimentaire particulier n’a pu être associé à un sur-risque de RCH ou MC.
Cependant chez les malades avec RCH dont le régime avait été évalué pendant au moins 2 ans avant le diagnostic de la maladie une alimentation riche en sucres/boissons non alcoolisées était significativement plus fréquente que chez les témoins. Cette association est d’autant plus forte que la consommation de ces aliments était importante exceptée chez les personnes ayant un régime riche en légumes.
Ce sur-risque reste pour autant faible (risque relatif de 1,68) et ne peut justifier un régime alimentaire particulier pour prévenir le risque de survenue de ces maladies.
En revanche, un régime pauvre en sucres/boissons non alcoolisées peut raisonnablement être préconisé en cas de RCH, sans que nous ayons la preuve que cela a une influence favorable sur l’évolution de la maladie.

 

Par William Berrebi,  Gastro-entérogue et Hepatologue

Tel : 00330143719595

Email : willberrebi@gmail.com

Catégories :Nutrition

1 réponse »

  1. la consommation de ces aliments était importante exceptée chez les personnes ayant un régime riche en légumes. > quelles sont les quantités recommandées ?

    Merci pour cet article

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